Ouest-France 6 décembre 1993
Muriel et Pascal Legagneur, restaurateurs de meubles anciens
Des professionnels passionnés
Installés à Marigné-Laillé depuis juillet 1985, l'atelier d'ébénisterie d'art de la famille Legagneur referme de véritables chefs-d'oeuvre. On peut d'ailleurs le visiter tous les jours, de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h 30, sauf le dimanche matin. La profession de Muriel et Pascal Legagneur consiste à restaurer des meubles, des oeuvres d'art, des pièces qui datent de plusieurs siècles. En fait des pièces de collection d'une valeur parfois inestimable. "Nous ne créons pas" , affirme Pascal Legagneur. " Nous restaurons. Nous remettons le meuble dans son état d'origine en respectant la structure et la marqueterie afin d'obtenir le résultat le plus naturel possible" . Travail minutieux La restauration d'une pièce passe par différents stades : dépose des bronzes et serrureries, décapage, recollage des morceaux de bois, confection des bois manquants, ponçage léger, mise en teinte des morceaux neufs, finition, repose des bronzes et serrureries. Le travail se fait à 90 % à la main. Un travail de longue haleine où la patience et la minutie sont deux points importants de la restauration. Après avoir obtenu leur diplôme d'ébéniste spécialisé en restauration de mobilier, ils ont suivi de nombreux stages pour continuer à se perfectionner. trois ont été nécessaire pour maîtriser parfaitement la profession d'art et connaître les petites astuces afin de rendre au produit sa beauté maximum. En plus de son diplôme Pascal a obtenu le titre d'expert agréé par la FNEPSA. (Fédération Nationale des experts professionnels spécialisés dans l'oeuvre d'art), titre qui lui donne le privilège pour intervenir lors de litiges concernant la restauration d'une pièce. Renommée nationale Toutes ces connaissances, acquises durant de nombreuses années, offre à Muriel et Pascal une renommée nationale indéniable. En effet, leur clientèle se compose principalement de collectionneurs et de particuliers. Muriel et Pascal ne se sentent pas victimes du contexte économique fragile, "Les Français aiment entretenir leur patrimoine et donc ils cherchent à faire restaurer des pièces qui ont quelques centaines d'années d'existence. Actuellement nous avons 6 à 7 mois de travail d'avance" , affirme Pascal.. Grâce à cette situation favorable Muriel et Pascal envisagent quelques projets pour les années à venir, à savoir l'implantation d'un atelier proche d'un axe routier important qui leur assurerait la visite régulière de clients et touristes. A plus longue échéance, leur souhait serait de créer une école de restauration afin de susciter l'intérêt des jeunes motivés par le travail du bois associé à l'art. Ainsi, ils formeraient ces jeunes en leur transmettant leur savoir, savoir qui permettrait d'assurer dans quelques années l'existence de ce beau métier qu'est l'ébénisterie d'art. |